02/09/2006

Marcel Levaux (4)

UN PASSAGE QUI PARAIT OBLIGE :

LE DROIT DE VOTE ET D'ELIGIBILITE A LA COMMUNE POUR LES ETRANGERS QUI SONT REGULIEREMENT CHEZ NOUS DEPUIS CINQ ANS.

Dans un grand nombre de communes, la population immigrée est devenue une partie significative de la population. Privée du droit de vote, elle paye pourtant des impôts comme tous les citoyens. Elle est également comptabilisée pour la fixation du nombre de conseillers communaux et d'échevins ainsi que pour l'établissement de nombreux critères de fonctionnement, y compris financiers.

Le besoin de la participation effective des immigrés à la vie communale se fait d'autant plus sentir que, fondant une famille ou rejoint par la cellule familiale d'origine, ils s'établissent pour la plupart définitivement chez nous. C'est de la conscience de cette évolution que naissent dans le milieu des années 60, des conseils consultatifs des immigrés. Les deux premiers apparaissent, l'un à Cheratte dont le bourgmestre socialiste Urbain Kowalski est un travailleur de la mine locale, l'autre à Flémalle-haute où le bourgmestre est André Cools. Ils seront bientôt suivis d'une trentaine d'autres.

On percevra très vite que ces conseils consultatifs débouchent sur une impasse car ils ne disposent d'aucune participation effective au pouvoir réel et les communes n'ont pas la possibilité de leur en attribuer légalement.

De nombreux débats se développeront à l'initiative des syndicats, dans les organisations sociales et politiques. Il s'en dégagera la nécessité du droit de vote communal pour les immigrés afin de réaliser au niveau local ce que les syndicats ont conquis au niveau social : la prise en compte solidaire et la participation effective des immigrés à tous les problèmes de la communauté locale. 

16:26 Écrit par Jacques Chevalier dans Documentation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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