30/10/2006

Notre "Projet 2007"

Début novembre 2007 ce sera, à Cheratte, le trentième anniversaire de la fermeture du charbonnage du Hasard. Une occasion pour notre locale d'organiser plein d'événements petits et grands en rapport avec notre patrimoine, les gens d'ici, ceux d'ailleurs, Cheratte Village du monde vu par de multiples regards.

En partenariat avec la Société Royale Archéo Historique de Visé nous présenterons une exposition durant près de 20 jours retraçant l'épopée minière cherattoise, cela se passera dans les locaux de l'asbl "Les Compagnons de la Belle Fleur". Plusieurs expositions de photographies seront visibles également en partenariat avec, entre autres, le Cercle Photographique "Priorité à l'Ouverture" de Liège. Nous lancerons d'ici peu un appel à tous les photographes amateurs et pros qui sont déjà dans les liens de notre site msn.

Au moins un spectacle de chansons en partenariat avec nos amis de la troupe du Lien, de Vivegnis.

Sans compter un travail prospectif sur la mémoire individuelle et collective dont nous avons déjà lancé les bases et balises en partenariat avec l'Institut d'Histoire Ouvrière, Economique et Sociale de Seraing. Un travail qui reposera aussi sur un film de type court métrage en partenariat avec "Film et Culture" mais aussi et surtout des enfants des écoles de Cheratte et divers animateurs socio-culturels locaux.

Il s'agit d'un projet d'ensemble très vaste qui demandera d'autres partenariats, nous avons déjà la quasi certitude du partenariat le Présence et Action Culturelles, il nous faudra des partenaires institutionnels et privés, c'est principalement à ce niveau que nous travaillons pour l'instant.

En rapport avec cet événement nous peaufinons actuellement un projet de promenades-découvertes par monts et vallée de Cheratte, un balisage, un travail d'écriture et de documentation pour lequel nous espérons le concours de la Fondation Roi Baudouin et/ou de tout organisme pratiquant le mécénat culturel et social.

Si notre démarche vous intéresse, n'hésitez pas à nous contacter via le mail de l'Association : acpr@mail.be ou bien nous écrire à ACPR, Myriam Piron et Jacques Chevalier, rue de Visé, 198 à 4602 Cheratte. Contact GSM : 0476/479388.

 

18:20 Écrit par Jacques Chevalier dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/10/2006

La mort du documentaire

Article paru dans le journal Libération - mardi 22 août 2006 -

 

En dépit d'un engouement inédit, le film documentaire se porte de plus en plus mal,

victime des formatages imposés par les bureaux d'études des chaînes de télévision.

La mort programmée du documentaire

 

Par Frank Eskenazi,

producteur de documentaires.

  

Depuis quelques années, le documentaire connaît un succès inédit en France. La réussite de certains films en salles, ou sous forme de DVD, atteint  des niveaux méconnus. Une bonne dizaine de chaînes câblées sont consacrées au documentaire, tandis que sa production se maintient à des niveaux raisonnables sur les chaînes du service public. Quelques films, jugés performants, accèdent même, depuis quelques années, au soleil du prime time.

 

Le grand public n'a jamais connu une telle possibilité de rencontrer le documentaire et il n'est pas une conférence de presse des responsables de l'audiovisuel public sans que ne soient vantés ses mérites et son apport en terme de diversité pour les grilles de programmes.

 

Que de monde autour du tombeau !

 

Car en réalité, le documentaire est en train de mourir. Il meurt sous les coups portés par ceux-là même qui prétendent lui donner enfin vie. Pour le comprendre, il faut tout d'abord définir de quoi nous parlons. En commençant par réfuter une idée absurde : le documentaire ne se définit pas par rapport à la fiction. Il n'est pas un cinéma de non-fiction dans le sens où la fiction serait le domaine de la re-création et le documentaire celui du réel. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder un documentaire animalier. De quoi s'agit-il d'autre sinon de pure fiction montée à base d'animaux dont les comportements appartiennent à l'image mentale des hommes ? Faire un film, quel qu'il soit, c'est nécessairement recréer le monde. Produire un documentaire, ce n'est rien d'autre que d'essayer de voir le monde à travers un regard singulier, en considérant que la fiction du monde est un matériau suffisant en soi, sans qu'il faille la rejouer avec des comédiens. La grandeur du documentaire réside dans cette fragilité même : il est un objet hybride, impur.

 

Or, cet objet complexe, qui ne tient qu'au regard d'un réalisateur, n'entre plus dans le champ de ce que la télévision publique considère comme possible - aucune attention ici ne sera prêtée à la télévision privée, dont la seule mission est la rentabilité ; le documentaire n'est que trop marginalement un genre rentable.

 

Il est intéressant sans doute de comprendre comment les documentaires se sont appauvris au fil du temps. Lorsque nous, producteurs, proposons un film à une chaîne, nous rencontrons un «chargé de programme». Notre problème, comme le sien, est d'abord de faire entrer le film dans une «case». Elles sont regroupées soit par thème (histoire, sciences-médecine, société française, découvertes-voyages, immigration-insertion, économie, etc.) soit par durée (26 minutes, 52 minutes, 90 minutes), soit par horaire de diffusion (prime time, 22h30, 23h30, 0h30 ou plus tard). Ces «cases» n'ont rien de honteux par elles-mêmes, si ce n'est leur existence qui rend malvenu tout projet atypique, inattendu.

 

Un grand absent dans ces cases : le monde. Par manque d'audience, nous explique-t-on avec un geste d'accablement, la plupart des continents ont disparu, si ce n'est dans la case découvertes-voyages. Et l'histoire, ce n'est pas toute l'histoire, c'est l'histoire en tant qu'elle est déjà historique, balisée, et susceptible de mobiliser nos passions nationales. Fêter les anniversaires de la libération des camps, de la guerre d'Algérie, aide en outre à faire passer la pilule en inscrivant un film dans la préoccupation du moment. Le documentaire a besoin d'alibi. Un même enrobage, bien que différent, s'impose pour la Société ou pour la Science, où apparaît l'obligation de ne s'intéresser qu'à des problèmes déjà rebattus, déjà médiatisés par des personnalités célèbres.

 

Les difficultés ensuite s'enchaînent. Après avoir découpé le monde en sujets, il convient que ceux-ci fassent le tour intégralement des films. Que les sujets remplissent les creux et les déliés. Qu'on ne s'en écarte pas. À la télévision, le sujet est roi.  Or, un sujet, ça n'existe pas. A partir d'un même sujet (exemple : il y a cent ans, le capitaine Dreyfus était gracié), bien des films sont possibles. Lequel aura un regard, une façon qui lui est propre de mettre en forme un «sujet» ?

 

Car ce regard est à présent vécu comme une contrainte : malheureusement, semble-t-il, il faut un réalisateur. Cette contrainte, le journalisme audiovisuel l'a évacuée depuis longtemps. Il sait travailler avec efficacité, sans se préoccuper trop du sens de ses images et il ne se fait aucune illusion sur le fait qu'un chat noir soit un chat noir. Ce savoir-faire, propre au journalisme, intègre de plus en plus la grammaire des «documentaires», notamment dans la surabondance des commentaires. Que vienne à passer un chat noir et nous entendons « ce chat est noir » . Or, qu'est-ce qu'un commentaire sinon l'affirmation qu'il n'y a qu'une seule vérité, celle du film ? L'éventuel tremblement que doit inspirer un documentaire entre ce qui est vrai ou pas, bon ou pas, moral ou non, réel ou fantasmé, équivoque, humoristique, avéré ou seulement possible, n'est plus.


Dans ces petits bureaux où nous nous retrouvons pour présenter nos projets, un film n'est plus anticipé pour ce qu'il recèle en lui de magie, de force, d'émotion, mais en vertu de ce que le public est censé ressentir. Penser et ressentir à la place du public est le vrai métier des chargés de programmes. Ils ne manquent pas d'arguments. Le département à présent le plus puissant des chaînes commerciales et publiques est celui des études. Ces études, par l'intermédiaire d'échantillonnages, de calculs, de données, d'indices de correction, mesurent à la minute qui regarde quoi, avec quel degré de satisfaction, hommes, femmes, enfants. Lorsque vous zappez d'une chaîne à une autre, ils le savent, ils savent même pourquoi. Mais de quelles études s'agit-il ? élaborées comment ? selon quels échantillons ? avec quelles garanties scientifiques ? personne ne le sait ni ne le saura jamais. Le département des études est le coeur névralgique de la télévision car sa mission non dite, sous couvert de satisfaction du public, est de répondre aux attentes des annonceurs. Le département des études ne souhaite pas une télévision qui questionne le monde, mais l'intègre, le restitue. De sorte qu'en regardant la télévision, il ne soit plus jamais possible de quitter le monde qui fabrique la télévision. Il n'y aura plus jamais de temps morts, l'enjeu n'est plus qu'économique. Tout simplement, la télévision est devenue ce qu'elle est, un média mesurable à chaque seconde du jour et de la nuit, qui ne sait vivre qu'en compétition et ignore la tranquillité.

 

L'une des conséquences les plus tristes de ce découpage du monde en sujets est l'appauvrissement sans fin des propositions. Comme M6 et TF1, les chaînes publiques brassent inlassablement les principales structures sociales, connues et rassurantes, grandes pourvoyeuses d'émotions. La police, l'armée, les pompiers, l'hôpital, l'école, la justice, la beauté, le mal du dos... Ces sphères sociales ont l'immense avantage de bénéficier de cadres aisément repérables. Une caserne, un tableau noir, une blouse d'infirmière... Se dessine ainsi une vision de la France (et de notre métier) tellement normée qu'elle en devient absurde. S'il fallait s'en tenir à de si nombreux «documentaires» diffusés par le service public, notre vie serait d'une telle banalité qu'il y a fort peu de chance qu'un vrai réalisateur s'intéresse jamais à elle : après l'école, nous apprenons un métier, nous rencontrons l'amour et nous partons en vacances... Dans ce désert des émotions et ce trop plein de péripéties, notons au passage qu'une catégorie sociale échappe à tous coups à cette surreprésentation : la vieillesse, qui manque pas mal de «glam». L'essence de la télévision, sa condamnation éternelle, est d'être un média jeune.


 

Le plus amer, c'est que l'audiovisuel public possède un allié de taille dans cette disparition annoncée : nous-mêmes, producteurs et réalisateurs, qui en venons à nous autocensurer. Pour sauver nos boutiques, nous devançons les désirs du château. Nous en venons à comprendre les préoccupations d'une télévision lancée à tombeau ouvert, en renonçant par avance à nombre de projets dont nous supposons les chances si maigres. Nous ne proposons plus que des films a priori acceptables selon des critères qui ont fini par nous coloniser, rendant les réalisateurs à leur tour plus timorés encore. De sorte qu'une partie du travail de désintégration, c'est nous-mêmes qui l'effectuons. Ainsi qu'il nous l'est fréquemment rappelé, il est bien vrai que le public ne fait pas la différence entre un reportage d' Envoyé spécial et un documentaire. Les coulisses du dernier spectacle de Patrick Bruel, c'est du «documentaire». Loin de s'offusquer de cette vérité que formule la rue, la télévision y voit au contraire la possibilité de satisfaire une audience que n'apporteraient jamais des films plus sensibles, et parfois peut-être plus difficiles, tout en s'appropriant la gloire attachée au mot documentaire. Bien sûr, en toute honnêteté, la gravité de cette situation n'empêche pas qu'il soit encore possible de produire et réaliser de beaux films. Mais nous avons de plus en plus le sentiment d'être des contrebandiers, de satisfaire des plaisirs clandestins. Ce qui est un comble, s'agissant du service public, dont la mission proclamée est d'innover et de donner davantage de présence aux créateurs.

 

Mais à l'inverse des émissions religieuses, protégées par les églises, des émissions politiques, nécessaires à l'exercice de la démocratie, qui prendra la parole pour le documentaire ? Cet objet dérangeant ne peut trouver sa place sans une volonté, un peu surnaturelle, qui aurait discerné le prix de cet inconfort. Le documentaire va mourir et personne ne s'en inquiétera. Car le combat pour sa défense n'apportera ni un téléspectateur ni un électeur de plus. Il y aura peu de monde à son enterrement, mais ce seront des gens bien...

 

Article communiqué par Wallonie Image Production

11:13 Écrit par Jacques Chevalier dans Documentation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/10/2006

Ecrivez-nous...

La locale de Visé-Cheratte de l'ACPR dispose depuis hier d'une nouvelle adresse mail :

acpr@mail.be

c'est tout simple.

On attend vos remarques, suggestions, propositions, adhésions, critiques, commentaires....

A bientôt.

18:00 Écrit par Jacques Chevalier dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/10/2006

Demain on vote

Et après-demain on reprend la lutte pour sauver le jardin du château Saroléa. Si on habite à Visé et qu'on ne sait pas encore pour qui voter on vous donne un lien :

http://blog-myriam-ps.skynetblogs.be

Bonne "votation" comme on dit en Suisse.

21:35 Écrit par Jacques Chevalier dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/10/2006

Deuil

Maria, l'épouse de Marcel Levaux, notre Président de l'ACPR, s'est éteinte ce lundi. Nous présentons à notre ami et camarade Marcel ainsi qu'à sa fille Jocelyne et à la famille nos plus sincères condoléances.

Les visites ont encore lieu ce mercredi de 17 h à 19 h au funérarium Baiverlin à Cheratte-Haut.

La levée du corps a lieu jeudi à 9 h 15 au funérarium.

22:47 Écrit par Jacques Chevalier dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/10/2006

Communiqué de presse

ASSOCIATION CULTURELLE PAUL RENOTTE

Locale de Visé – Cheratte

Contact : Jacques CHEVALIER & Myriam PIRON

Rue de Visé, 198 4602 CHERATTE

Gsm : 0476/47.93.88

Mail : chevaljak@mail.be

Site : http://groups.msn.com/Cheratte

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Stopper le dépeçage du patrimoine historique, architectural et paysager de Cheratte-bas devient une urgence.

 

Depuis quelques semaines le propriétaire du château Saroléa (construit en 1643) et du charbonnage du Hasard à Cheratte procède à l’abattage de nombreux arbres centenaires classés au Patrimoine Wallon grâce à ce qui serait un permis d’élagage de certains arbres longeant la rue Césaro lui attribué par la Ville de Visé sans en avoir référé aux autorités du Patrimoine Wallon.

 

Il est manifeste qu’aucun souci écologique n’anime ce propriétaire déjà très peu respectueux des biens classés qu’il possède et dont il entend tirer un maximum de profits le plus vite possible, au risque de dénaturer complètement les sites qu’il possède et qui constituent le patrimoine de l’ensemble des habitants de Cheratte et plus largement.

 

La section locale de l’ACPR appelle tous les candidats aux élections communales, toutes leur formations, à se mobiliser pour sauver le patrimoine historique, architectural et paysager de Cheratte-bas. Ne rien faire aujourd’hui signifie que demain il sera trop tard.

 

Il importe au plus vite de faire stopper l’abattage des arbres tel qu’il est prévu et de s’assurer que pour les autres arbres prévus pour l’élagage le soient bien comme tel. Il nous semble que l’abattage systématique des arbres du milieu de ce vaste jardin oblong n’annonce pas qu’un simple élagage des arbres bordant le mur d’enceinte du jardin mais bien, in fine, leur abattage vers le centre, tout profit à nouveau pour le propriétaire, Monsieur Armand LOWIE, ferrailleur de son état habitant à Mecchelen aan de Maas.

 

L’ACPR voudrait aussi pouvoir connaître le texte établi par la ville de Visé autorisant le propriétaire pour les travaux qu’il effectue dans son jardin, site classé par le Patrimoine Wallon.

 

L’ACPR souhaite aussi des autorités communales qu’elles donnent à la population toute les informations qu’elle détiennent relativement à l’avenir des terrains et bâtis du charbonnage, du château Saroléa et des terrains annexes tels que la « paire au bois »

 

Pour l’ACPR,

 

Jacques CHEVALIER et Myriam PIRON,

Animateurs de la locale Visé-Cheratte

 

1 octobre 2006.

11:30 Écrit par Jacques Chevalier dans Documentation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |